Ariane de Guillenchmidt-Guignot, Fonction : Modératrice


L’équipe d’animation du Forum de l’AFDD a eu le grand honneur d’aller à la rencontre de l’avocate Ariane de Guillenchmidt-Guignot, pour l’interviewer sur son prochain rôle de Modératrice.

Ariane de Guillenchmidt-Guignot exerce au Cabinet Fidal où elle est actuellement Associée – Directeur de mission au Département du Règlement des Contentieux Médiation Arbitrage.


ENTRETIEN
Avec Ariane de Guillenchmidt-Guignot, Modératrice du second panel « Docteur en droit et acteur du droit » au Colloque Docteur en Droit : une perspective juridique et au-delà qui aura lieu le 26 novembre 2019 à Paris.

Q1. Ariane, pouvez-vous nous rappeler votre rôle au sein de l’Association Française des Docteurs en Droit (AFDD) ? Je sais que vous y exercez depuis longtemps d’importantes et nombreuses responsabilités.

R1. Je suis une des vice-présidentes de l’AFDD et je fais donc partie du Conseil d’administration (c’est mon second mandat). J’y organise chaque mois un déjeuner au cours duquel intervient une personnalité différente du monde de l’écologie, de la politique, de la société, du droit ou autres. Cela se passe au Cercle France Amériques à Paris, dans le huitième arrondissement. Ces déjeuners informels, que nous voulons conviviaux, sont animés par le Président de notre association, le Doyen Jacques Mestre, et moi-même. Ces moments de convivialité ont toujours beaucoup de succès et, pour l’instant, nous pensons que le pari est réussi. Le prochain déjeuner aura lieu autour de la responsabilité sociale de l’entreprise avec les directeurs juridiques et des ressources humaines d’UBS et les dirigeants des participations du fond RAISE.
Sont déjà intervenus l’explorateur Jean-Louis Étienne, le député du Tarn Philippe Folliot, le directeur de l’École de Formation du Barreau Pierre Berlioz et le directeur adjoint de l’ENM Élie Renard, le directeur juridique de SEB Philippe Sumeire, Vincent Vigneau, conseiller à la Cour de cassation et d’autres magistrats encore, etc. D’éminentes personnalités sont attendues en 2020, ce qui promet des échanges passionnants.
Il y a quelque années, j’ai aussi créé avec d’autres membres de l’association, notamment notre ancien président Daniel Tricot, le prix de thèse en droit de la famille interne et international AFDD/les éditions Lexis Nexis/Institut National des Formations Notariales. Un nouveau prix sera attribué en 2020. Les thèses actuellement en compétition sont vraiment très intéressantes. Je trouve cela bien qu’un tel prix existe : d’abord, parce qu’en droit de la famille et des personnes, il y en a peu ; ensuite, parce que la famille a subi des mutations profondes, en droit français mais aussi en droit international. Nous aimerions beaucoup y associer le Barreau, mais pour l’instant cela ne s’est pas encore fait. Cette année, cependant, beaucoup d’avocats reconnus dans ce domaine ont accepté de faire partie du jury ce qui est de bonne augure. L’idée est de monter un prix interprofessionnel : pourvu que cela dure ! Font partie du jury des magistrats, des avocats et des notaires ainsi que, bien évidement, des universitaires. Pour le reste, je m’associe à des colloques comme celui pour lequel vous me questionnez, qui aura lieu le 26 novembre 2019. C’est également, avec joie, que je participe ainsi à la promotion de l’AFDD.

Q2. L’AFDD soutien résolument l’ouvrage intitulé « Droits en mutation II ». Les auteurs de cet excellent travail sont multiples et de formations très diverses. Cela correspond-t-il à l’ADN de votre association ?

R2. Oui très clairement nous souhaitons qu’il y ait le plus de diversité possible dans notre association. D’ailleurs l’association ne concerne pas que les docteurs en droit mais elle intègre aussi ceux en sciences économiques et en sciences politiques.

Dans notre association et au Conseil d’administration, il y a des docteurs qui ont choisi l’Université, d’autres qui sont avocats, d’autres qui ont intégré l’entreprise, la magistrature, le monde institutionnel ou associatif. Il y a aussi des personnes qui viennent de l’étranger car nous souhaitons promouvoir notre association au plan international. Il y a beaucoup d’étudiants étrangers qui viennent faire un Doctorat en France et repartent ensuite.

Q3. Le panel que vous allez modérer dans ce colloque est intitulé « Docteur en droit et acteur du droit ». Cela attire l’attention sur le poids des docteurs en droit dans la vie quotidienne des Français : les docteurs en droit seraient-ils une sorte de Père Joseph au service de la primauté du droit ?

R3. Nous voulons promouvoir le Doctorat quel que soit le secteur d’activité. Nous avons tristement constaté que si dans la plupart des pays ce titre est valorisé, c’est moins le cas en France où il ne passe qu’après d’autres titres ou formations (écoles de commerce, écoles d’ingénieurs, ENA, etc.).
Dans notre pays, être docteur n’apporte ni points de retraite, ni promotion professionnelle, ni augmentation de salaire et ni points de formation. Mis à part les quelques passerelles pour des examens ou autres concours (que nous devons défendre chaque jour), le Doctorat donne seulement le droit d’enseigner à l’Université.
Des entreprises ou institutions refusent que le titre de docteur figure sur nos cartes de visite, ce qui est illégal. Pourtant, le Doctorat est aussi un parcours initiatique, une démarche personnelle qui ne comporte aucun équivalent. C’est un titre qui existe dans le monde entier : donc le seul qui soit universel. Quel que soit le pays, lorsque vous dîtes que vous êtes docteur en droit, tout le monde comprend ce que cela signifie et que c’est la juste reconnaissance d’une formation longue et difficile. Or, en France comme ailleurs, nous avons besoin d’experts en droit plus que jamais : le droit est le socle de la Démocratie et je suis convaincue qu’il faut le promouvoir, le défendre et aussi, parfois l’amender.
Les docteurs ont un vrai rôle à jouer car ils ne sont pas tous issus du même moule, exercent des professions parfois très différentes et détiennent une réelle expertise dans leur domaine de compétence. Les docteurs ont aussi une vision prospective des choses car en définitive, la thèse, c’est la plus logique expression d’un point de vue, la thèse, c’est la plus belle conceptualisation d’un problème et surtout, la thèse, c’est la plus parfaite imagination d’une solution.
Mais la route est longue.

Q4. Une dernière question Ariane : que faut-il vous souhaiter comme perspective pour le 26 novembre prochain, jour où se déroule le colloque : Doctorat en droit : une perspective juridique et au-delà ?

R4. Il faut souhaiter que le livre Droits en mutation II, publié par l’AFDD, ait le plus d’écho possible et qu’il permette au Docteurs et aux Doctorants de défendre leur travail et leur titre en France et à l’étranger.


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